Une nonagénaire de Kiev survit à 8°C et compare cet hiver à 1942

upday.com 6 godzin temu
Des résidents de Kiev reçoivent des repas chauds lors d'une distribution alimentaire pour les personnes affectées par les coupures de chauffage et d'électricité. (Image symbolique) (Photo by Andriy Dubchak/Frontliner/Getty Images) Getty Images

Des milliers de personnes âgées à Kiev endurent un hiver glacial sans chauffage ni électricité après les bombardements russes de janvier sur le système énergétique ukrainien. Ces coupures, les pires depuis l'invasion de février 2022, frappent particulièrement durement les seniors vulnérables, contraints d'improviser des solutions de fortune dans des appartements où le thermomètre affiche parfois à peine 10 degrés.

Lidia Telestchouk, 91 ans, vit dans un appartement où la température oscille entre 8 et 11°C alors qu'à l'extérieur, le mercure est descendu jusqu'à -20°C. Elle fait chauffer de l'eau sur sa cuisinière à gaz pour se laver et remplit des bouteilles en plastique d'eau chaude pour créer des sources de chaleur portables. «Mais ce n'est pas assez, mes enfants. Ça suffit juste pour me réchauffer un petit peu», confie-t-elle. «Mes doigts s'engourdissent», ajoute la nonagénaire qui compare cet hiver à celui de 1942, quand Kiev était sous occupation nazie. «Depuis, on n'a pas eu d'hiver comme ça, c'est horrible et c'est dur pour nous de survivre», explique-t-elle.

Jusqu'à 6.000 immeubles ont été privés de chauffage en janvier, soit la moitié de Kiev. Evguénia Iaromina, 89 ans, décrit une situation précaire : «Le chauffage était revenu un peu, et puis boum, ils ont bombardé encore et maintenant y a plus rien qui marche.» Ses mains et ses doigts s'engourdissent également dans le froid constant.

Esfir Roudminska, 88 ans, habite au sixième étage d'un immeuble sans ascenseur. Pour survivre, elle multiplie les couches de vętements : «Je m'habille très chaudement, je suis comme un chou, deux ou trois couches!» Mais au-delà du froid physique, c'est l'épuisement mental qui pèse. «Mes nerfs n'arrivent pas à le supporter, j'essaye de tenir», confie-t-elle.

Aide et détresse psychologique

L'organisation caritative Starenki (« Les anciens » en ukrainien) livre de la nourriture et des produits de première nécessité aux personnes âgées. Alina Diatchenko, directrice de programme, souligne l'importance du contact humain : «Les bénévoles prennent un peu de temps pour parler, c'est très important, c'est donner de l'attention, pas seulement de la nourriture.»

Les bombardements répétés depuis près de quatre ans provoquent une usure mentale profonde chez les résidents. Esfir Roudminska confie sa solitude : «Parfois, il n'y a personne à la maison et je pleure. Après j'ai l'impression que ça va un peu mieux, męme si je suis pas une pleureuse. J'ai 88 ans. J'ai déjà vécu ma vie.» La municipalité de Kiev travaille à réparer les dégâts sur le système énergétique.

Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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