Les États-Unis et l'Iran ont qualifié vendredi de « très bonnes » et « positives » leurs discussions tenues à Oman, annonçant la poursuite des négociations début de semaine prochaine. Parallèlement, Washington a imposé de nouvelles sanctions visant 14 navires liés au trafic pétrolier iranien, illustrant la dualité de son approche.
Le président américain Donald Trump s'est montré optimiste à bord d'Air Force One : « Nous avons également eu de très bonnes discussions sur l'Iran, l'Iran semble vouloir absolument conclure un accord. » Il a confirmé : « Les résultats aujourd'hui avec l'Iran, c'était une rencontre, nous allons nous rencontrer à nouveau en début de semaine prochaine. »
Le ministre iranien des Affaires étrangères M. Araghchi a également salué une « atmosphère positive » et a déclaré à la télévision d'État iranienne : « Dans une atmosphère très positive, nos idées ont été échangées. » Les deux parties ont « convenues de poursuivre les négociations, mais que les modalités et le calendrier seraient décidés ultérieurement ».
Désaccord sur le périmètre des discussions
L'Iran insiste sur un cadre strict des négociations. M. Araghchi a précisé à l'agence Irna que les discussions portent « exclusivement sur la question nucléaire » et que Téhéran n'aborde « aucun autre sujet avec les Américains ». Washington souhaite toutefois élargir les discussions au soutien iranien aux groupes armés et au programme de missiles balistiques.
La porte-parole de Trump, Karoline Leavitt, avait indiqué jeudi que le président était « très explicite sur le fait qu'il souhaitait une capacité nucléaire nulle » pour l'Iran.
Sanctions malgré le dialogue
Le département d'État a annoncé vendredi de nouvelles sanctions contre 14 navires impliqués dans le trafic pétrolier iranien, dans le cadre de la « campagne de pression maximale de l'administration » Trump. Cette décision intervient alors męme que les discussions diplomatiques reprennent.
Les discussions à Oman ont réuni M. Araghchi avec Steve Witkoff, émissaire du président américain pour le Moyen-Orient, et Jared Kushner, gendre de Trump. L'amiral Brad Cooper, chef du commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), était également présent. Les échanges se sont tenus à la résidence du ministre omanais des Affaires étrangères Badr al-Boussaïdi.
Premières discussions depuis les frappes de juin
Il s'agit des premières discussions directes depuis les frappes américaines sur des sites nucléaires iraniens en juin, que Trump avait affirmé avoir « anéanti ». Ces attaques sont survenues pendant une guerre de 12 jours déclenchée par une attaque israélienne contre l'Iran. Des négociations au printemps, principalement sur l'enrichissement d'uranium iranien, avaient été gelées par ce conflit.
Les États-Unis ont déployé une force navale considérable dans le Golfe et ont menacé d'une intervention militaire après la répression sanglante d'un mouvement de protestation en Iran début janvier.
Réactions régionales et internationales
Le Qatar, allié américain, a exprimé l'espoir que les discussions « aboutissent à un accord global qui renforce la sécurité et la stabilité dans la région ». Le ministre omanais des Affaires étrangères a indiqué qu'une nouvelle rencontre aurait lieu « en temps voulu » et que les parties ont pu « identifier les domaines où des avancées sont possibles ».
La France a affirmé vendredi que l'Iran devait renoncer à ętre une « puissance déstabilisatrice », citant son programme nucléaire. Israël accuse Téhéran de chercher à se doter de l'arme nucléaire, une accusation que l'Iran dément.
Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).








