Que cachent vraiment vos aliments - et pourquoi l'Anses s'inquiète encore

upday.com 3 godzin temu
L'Anses confirme une exposition préoccupante aux substances chimiques alimentaires (Image symbolique - Générée par IA) AI Generated Stock Image

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a publié une nouvelle évaluation qui confirme que l'exposition des Français à certaines substances chimiques via l'alimentation reste «toujours préoccupante». L'agence recommande de poursuivre les efforts pour réduire cette exposition et de renforcer la surveillance de la contamination alimentaire.

Il s'agit de la troisième évaluation menée par l'Anses depuis le début des années 2000. L'étude a analysé plus de 250 substances, dont l'acrylamide, le cadmium, le plomb, l'aluminium et le méthylmercure. Les résultats ont été comparés à ceux d'une précédente étude nationale réalisée entre 2006 et 2011.

Selon l'Anses, «les expositions à l'acrylamide, au cadmium, au plomb, à l'aluminium et au méthylmercure restent trop élevées pour tout ou partie de la population». L'acrylamide se forme notamment lors de la cuisson à des températures supérieures à 120°C.

Véronique Sirot, coordinatrice de l'étude, a précisé que «des augmentations sont observées», notamment dans «certains produits à base de céréales tels le pain, les biscuits sucrés, les viennoiseries ou les pâtes, qui contribuent le plus à notre exposition alimentaire à l'aluminium, au cadmium et au plomb». Elle a toutefois souligné que «les concentrations de ces contaminants dans certains légumes augmentent, sans que cela ne remette en cause le bénéfice nutritionnel incontestable de leur consommation».

Origines et recommandations

Morgane Champion, autre coordinatrice de l'étude, a expliqué la présence de ces éléments-traces métalliques dans l'alimentation «parce qu'ils sont naturellement présents dans l'environnement (...) mais aussi parce que les activités humaines — agriculture, industries, trafic routier…— utilisent ou produisent des éléments-traces métalliques, qui se retrouvent ensuite dans les sols, l'eau ou l'air».

L'Anses préconise de continuer les efforts de réduction, notamment pour l'acrylamide dans les frites et les pommes de terre sautées. Pour le méthylmercure, l'agence recommande de consommer deux portions de poisson par semaine, dont un poisson gras, en variant les espèces et les sources d'approvisionnement pour limiter la surexposition tout en répondant aux besoins nutritionnels.

Malgré ces préoccupations, certaines évolutions sont positives. L'exposition au plomb a diminué de 27% chez les enfants et de 49% chez les adultes par rapport à la période 2006-2011. Les concentrations d'acrylamide dans certains aliments comme le café ont également baissé grâce à des mesures volontaires.

L'Anses publiera prochainement une expertise sur l'exposition globale des Français au cadmium, au-delà de l'alimentation. Dans les années à venir, l'agence diffusera également des résultats concernant les bisphénols, les phtalates, les résidus de pesticides et les PFAS.

Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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