Les services répressifs français ont saisi plus de six tonnes de drogues sur des mules aériennes en 2025, un phénomène d'ampleur qui met à rude épreuve les capacités des autorités. L'Office anti-stupéfiants (Ofast) révèle que 1.322 passagers transportant de la drogue ont été interceptés l'an dernier dans les aéroports français, principalement à Paris.
Les saisies s'élèvent précisément à 6,6 tonnes, dont 2,9 tonnes de cocaïne et 2,7 tonnes de cannabis. Ces chiffres marquent une légère baisse par rapport à 2024, année où 6,8 tonnes avaient été confisquées sur 1.607 mules. Mais cette diminution masque une réalité inquiétante : l'Ofast estime qu'au moins 20 tonnes de cocaïne transitent réellement par les aéroports parisiens via ces passeurs.
Profil et méthodes des passeurs
Les mules opèrent selon trois méthodes principales : ingestion de stupéfiants (jusqu'à 3,5 kg), transport sur soi, ou dissimulation dans les bagages en cabine ou en soute. La cocaïne représente 85% du trafic aérien, avec un volume moyen transporté de 2,6 kg par personne. Les passeurs sont majoritairement des hommes, dont 57% de nationalité française, et reçoivent entre 1.500 et 10.000 euros selon le mode de transport et la quantité.
Les trafiquants ont adapté leurs stratégies face aux contrôles renforcés. L'Ofast note dans son rapport que «les trafiquants ont intensifié le trafic par mules aériennes» tout en procédant à «des modifications d'itinéraires pour éviter les vols ciblés» et en tenant compte de «des variations dans les contrôles». Les réseaux se réorientent également vers le fret maritime ou aérien. Leur calcul reste rentable : si une mule sur dix passe inaperçue, l'opération est profitable.
Un exemple spectaculaire illustre l'ampleur du phénomène : en mars dernier, six passagers d'un męme vol en provenance de Fort-de-France ont été arrętés à Paris-Charles-de-Gaulle avec plus de 200 kg de cocaïne dans leurs bagages. La drogue était destinée à différentes régions françaises, du Finistère au Val-de-Marne en passant par le Maine-et-Loire, le Pas-de-Calais et les Côtes-d'Armor.
Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).










