127 millions de Bangladais votent pour tourner la page de Sheikh Hasina

upday.com 3 godzin temu
Des électeurs font la queue devant un bureau de vote à Dacca lors des élections législatives du Bangladesh. (Image symbolique) (Photo by MOHD RASFAN / AFP via Getty Images) Getty Images

Le Bangladesh organise ce jeudi des élections législatives et un référendum sur des réformes institutionnelles, un an et demi après la chute de l'ancienne Première ministre Sheikh Hasina. Le chef du gouvernement provisoire, Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix, a salué cet événement comme «la fin du cauchemar et le début d'un nouveau ręve». 127 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour élire 350 députés.

Yunus a voté jeudi matin à Dacca et s'est adressé à la presse. «C'est un jour de grande joie pour nous tous», a-t-il déclaré. Il a ajouté : «Nous avons rejeté le passé, un passé cauchemardesque. Aujourd'hui nous entamons notre chemin vers un nouveau Bangladesh.» Le dirigeant a exhorté la population à participer non seulement aux législatives, mais aussi au référendum.

La "Charte de juillet" soumise au vote

Les électeurs doivent se prononcer sur la "Charte de juillet", un texte proposant des réformes majeures des institutions. Cette charte prévoit de limiter les mandats du Premier ministre à deux, de créer une seconde chambre parlementaire et de renforcer les pouvoirs du président. Le texte a été élaboré après de longues négociations avec les partis politiques. S'il est approuvé à la majorité simple, il «s'imposera aux partis vainqueurs», mais devra encore ętre validé par le nouveau Parlement pour entrer en vigueur.

Afroza Begum, 46 ans, a confié avoir participé à son premier référendum. «Je n'ai pas lu tout le papier et toutes les mesures mais j'ai voté», a-t-elle admis. Beaucoup d'électeurs ont trouvé certaines dispositions très techniques et difficiles à comprendre. Yeasin Arafat Emon, 25 ans, estime que voter «oui» au référendum reflète «l'esprit de l'insurrection». «Cela va favoriser les réformes que l'on veut voir dans les institutions d'État», a-t-il expliqué.

Duel entre islamistes et nationalistes

La course pour la victoire oppose deux coalitions historiques. D'un côté, Shafiqur Rahman, 67 ans, dirige le parti islamiste Jamaat-e-Islami. De l'autre, Tarique Rahman, 60 ans, héritier d'une dynastie politique, mène le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP). Le parti de Sheikh Hasina, dont le règne de 15 ans s'est achevé en 2024 après une insurrection menée par la génération Z, est désormais interdit.

Shafiqur Rahman a promis la transparence après avoir voté jeudi à Dacca. «Si des allégations (de fraude) sont sérieuses, nous n'épargnerons personne et nous ferons tout ce qu'il faut», a-t-il déclaré à la presse. Il a insisté : «Nous ne voulons pas que le peuple soit privé de ses droits démocratiques.» Tarique Rahman s'est dit confiant d'obtenir un «mandat clair du peuple» pour gouverner le pays.

Nahid Islam, dirigeant du nouveau Parti national des citoyens, allié de la coalition islamiste, a mis en garde contre toute fraude. «Nous accepterons le mandat du peuple, quelle que soit sa décision», a-t-il affirmé après avoir voté, «mais les élections doivent ętre libres et équitables». Les bureaux de vote ferment à 16h30 locales (10h30 GMT). Les résultats sont attendus dans la nuit de jeudi à vendredi.

Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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