Zelensky appelle à renforcer la pression sur Poutine après Kiev

upday.com 2 godzin temu
Un employé de l'UE examine les dégâts dans les bureaux de la délégation européenne en Ukraine après l'attaque russe sur Kiev (Image symbolique) (Photo by SERGEI SUPINSKY/AFP via Getty Images) Getty Images

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a lancé un appel urgent à renforcer la pression sur Vladimir Poutine après les frappes meurtrières qui ont frappé Kiev dans la nuit de mercredi à jeudi. L'attaque a coûté la vie à au moins 23 personnes, dont quatre enfants, et fait une cinquantaine de blessés selon les autorités de la capitale ukrainienne.

"Poutine n'a pas fait ce qu'il a dit. Il est temps d'agir et d'envoyer un signal fort", a déclaré Zelensky lors d'une discussion en visioconférence avec les dirigeants européens polonais, lettons, estoniens, lituaniens et danois. Le président ukrainien faisait référence à la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine le 15 août en Alaska, qui n'a pas produit les résultats espérés.

Comme le rapporte Le Figaro, l'attaque a également touché des bâtiments diplomatiques européens et britanniques, provoquant la convocation des ambassadeurs russes à Bruxelles et Londres. L'Union européenne s'inquiète du risque de "basculer dans l'indifférence" face aux atrocités continues.

Offensive massive russe

Les forces russes ont déployé des moyens considérables pour cette attaque nocturne. L'armée de l'air ukrainienne a recensé 598 drones et 31 missiles tirés sur le territoire ukrainien, marquant une escalade significative dans l'intensité des bombardements.

Dans un quartier de l'est de Kiev, les secouristes ont dégagé plusieurs corps d'un bâtiment résidentiel totalement détruit. "Si j'étais allé à l'abri une minute plus tard, je ne serais pas là aujourd'hui, j'aurais été enseveli", témoigne Andriï, blessé à l'œil et dont l'appartement a été soufflé.

Selon franceinfo, Zelensky a qualifié l'attaque de "massacre horrible et délibéré de civils". Il a accusé Moscou de préférer "continuer à tuer" plutôt que de négocier la paix.

Réactions internationales

Le président américain Donald Trump s'est dit "pas content" mais "pas surpris" par ces bombardements, selon sa porte-parole Karoline Leavitt. Son émissaire spécial pour l'Ukraine, Keith Kellogg, avait dénoncé de "terribles attaques" menaçant "la paix que le président des États-Unis cherche à obtenir".

Washington a néanmoins annoncé jeudi l'approbation de la vente à l'Ukraine de 3 350 missiles à longue portée pour un montant de 825 millions de dollars. Comme le confirme HuffPost France, cette aide militaire vise à renforcer les capacités défensives ukrainiennes.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a souligné que la Russie "ne recule devant rien" pour "terroriser" l'Ukraine. Le Premier ministre britannique Keir Starmer s'est emporté contre Poutine qui "tue des enfants et des civils et sabote les espoirs de paix".

Perspectives diplomatiques

Zelensky a appelé les partenaires du Kremlin, notamment la Chine et la Hongrie, à adopter une position ferme vis-à-vis de la Russie. Il espère de nouvelles sanctions contre Moscou en vue d'une éventuelle rencontre au sommet entre l'Ukraine et la Russie.

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a assuré que la Russie restait "intéressée" par des négociations de paix mais qu'elle poursuivrait ses bombardements tant que ses "objectifs" ne seraient pas atteints. La Russie réclame que l'Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées et renonce à intégrer l'OTAN, ce que Kiev juge inacceptable.

Selon BFMTV, le ciblage des bâtiments diplomatiques pourrait constituer un message politique délibéré de Moscou. Cette escalation intervient alors que des membres de l'équipe de Zelensky doivent rencontrer vendredi à New York des représentants du gouvernement américain.

Sources utilisées : "AFP", "franceinfo", "Le Figaro", "HuffPost France", "BFMTV" Note : Cet article a été édité avec l'aide de l'Intelligence Artificielle.

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