L'assurance vie française, premier produit d'épargne du pays avec 2.100 milliards d'euros d'encours, continue de financer massivement l'expansion des énergies fossiles. Selon un rapport de l'ONG Reclaim Finance publié jeudi, près de deux tiers des fonds d'investissement proposés par 27 assureurs français contiennent au moins une entreprise développant de nouveaux projets pétroliers ou gaziers.
L'analyse porte sur 7.500 supports en unités de compte (UC), ces placements plus risqués que les fonds en euros mais potentiellement plus rémunérateurs. Le constat est sans appel : 62% de ces fonds sont exposés à des entreprises qui développent de nouveaux projets fossiles, un pourcentage similaire à 2024.
TotalEnergies figure dans un fonds sur cinq parmi ceux analysés. Plus inquiétant encore : 47% des fonds labellisés « durables » ou « responsables » contiennent également un développeur d'énergies fossiles, exposant les épargnants à un risque de greenwashing.
Critiques des pratiques du marché
Ariel le Bourdonnec, chargé de campagne Assurance chez Reclaim Finance, déplore cette situation : «Malgré les promesses climatiques faites à leurs clients, des leaders du marché (...) proposent encore et toujours» une offre largement «exposée à une entreprise développant de nouveaux projets d'énergies fossile».
L'ONG pointe notamment les grandes banques comme Crédit Agricole, BNP Paribas et Société Générale, les grands assureurs tels qu'Axa, Allianz et Generali, ainsi que les groupements mutualistes Covéa, Groupama et Macif. Groupama présenterait la part la plus importante d'UC exposées aux développeurs d'hydrocarbures parmi les acteurs étudiés.
L'assurance vie concerne 20 millions de Français, souvent détenteurs de plusieurs contrats, avec un capital moyen dépassant 100.000 euros par souscripteur. Le produit a regagné les faveurs des épargnants l'an dernier, dépassant des placements concurrents comme le Livret A.
Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).








